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Les Bruxellois doivent pouvoir anticiper leurs déplacements. Pour de nombreux habitants, les transports en commun sont indispensables pour se rendre au travail, suivre des cours, honorer un rendez-vous médical ou accompagner leurs enfants. Lorsqu’une grève entraîne l’interruption ou la forte réduction du réseau, ce sont aussi les travailleurs, les étudiants et les familles qui doivent s’organiser dans l’urgence.

Je défends la mise en place d’un service minimum à la STIB afin de garantir aux Bruxellois une offre de transport prévisible les jours de grève, tout en respectant pleinement le droit des travailleurs de participer à un mouvement social.

Des exemples existent déjà en Belgique

Bruxelles ne part pas de zéro. D’autres opérateurs publics travaillent déjà à garantir une continuité minimale du service en cas de grève.

À la SNCB, un cadre légal permet d’organiser un plan de transport alternatif. Les cheminots concernés doivent annoncer leur intention de participer ou non à la grève au plus tard 72 heures avant celle-ci. Sur cette base, la SNCB prépare un plan de transport communiqué aux voyageurs 24 heures à l’avance, en fonction du personnel disponible.

En Wallonie, le contrat de service public révisé du TEC prévoit également la mise en place d’un service réduit garanti. L’objectif est d’assurer les dessertes essentielles et de mieux informer les voyageurs en amont, avec une information sur les lignes assurées au moins 48 heures à l’avance. La mise en œuvre doit encore être organisée avec les partenaires sociaux.

Ces dispositifs ne sont pas identiques, mais ils poursuivent un objectif commun : mieux concilier le droit de grève et la continuité du service public, tout en donnant aux usagers davantage de visibilité sur leurs possibilités de déplacement.

Une solution adaptée aux réalités bruxelloises

Je souhaite que Bruxelles puisse avancer à son tour vers un cadre clair et prévisible pour la STIB. Cela implique de déterminer les lignes essentielles à maintenir, les fréquences minimales à garantir et les modalités d’information des voyageurs avant une journée de grève.

L’objectif n’est pas d’empêcher les travailleurs d’exercer leur droit de grève. Il s’agit de prévoir une organisation qui permette, dans la mesure des moyens disponibles, de maintenir une offre minimale de mobilité et d’informer les usagers suffisamment tôt pour qu’ils puissent s’organiser.

Je défends notamment un cadre prévoyant une information anticipée sur les lignes et les fréquences assurées, ainsi qu’une organisation reposant sur la disponibilité du personnel, dans le respect des droits des travailleurs.

Donner de la prévisibilité aux voyageurs

La mobilité est un service essentiel au quotidien. Les Bruxellois doivent pouvoir savoir à quoi s’attendre lorsqu’un mouvement social est annoncé, plutôt que de découvrir au dernier moment si leur trajet sera possible.

La Wallonie et la SNCB montrent qu’il est possible d’organiser la continuité du transport public en période de grève. Je souhaite que Bruxelles ouvre à son tour ce débat et étudie un dispositif adapté aux spécificités de son réseau.

Le droit de grève doit être respecté, mais les besoins des usagers doivent également être pris en compte. Un service minimum à la STIB permettrait de mieux concilier ces deux exigences et d’offrir aux Bruxellois une mobilité plus prévisible, même les jours de grève.

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