Depuis la fin de l’année 2020, le pont Fraiteur, qui relie le quartier du cimetière d’Ixelles au site de La Plaine, est limité à un seul sens de circulation pour les voitures, à la demande de la STIB, afin de gagner quelques minutes sur le temps de parcours des bus 71 et 95.
Face au mécontentement des habitants et des commerçants, j’ai interpellé à deux reprises la ministre bruxelloise de la Mobilité :
- première question orale : voir la question et la réponse complètes
- deuxième question orale : voir la question et la réponse complètes
Ces réponses confirment plusieurs éléments importants :
- la justification principale reste l’amélioration de la vitesse des lignes de bus concernées ;
- aucune étude d’impact globale n’a été réalisée sur les conséquences de cette mise à sens unique pour les riverains et les commerces ;
- la ministre renvoie à des considérations générales sur la part de clientèle non motorisée dans les grandes villes, sans disposer de données spécifiques au périmètre du pont Fraiteur ;
- elle se dit « ouverte » à une solution qui préserverait la fluidité des transports publics, mais sans proposer aujourd’hui de scénario concret ni de calendrier d’évaluation.
Ces réponses contrastent fortement avec ce que rapportent les acteurs de terrain :
- des temps de trajet parfois multipliés par trois, notamment pour les patients et visiteurs de l’hôpital Delta ;
- des reports de trafic dans certaines rues de quartier ;
- des inquiétudes des commerçants quant à la baisse de fréquentation ;
- une augmentation des distances parcourues et donc des émissions et de la consommation de carburant.
En tant que députée MR, je considère qu’une telle décision, prise au nom de la performance des transports publics, doit impérativement s’accompagner :
- d’une évaluation factuelle avant et après mise en œuvre, intégrant les effets sur la mobilité locale, l’économie de proximité et l’environnement ;
- d’une concertation structurée avec les communes concernées, comme Ixelles, qui demandent le rétablissement d’une meilleure accessibilité ;
- d’un travail de co-construction de solutions (aménagements, priorités bus, régulation de trafic) qui permettent de concilier, plutôt que d’opposer, transport public performant et accessibilité locale.
L’absence actuelle d’étude d’impact et de perspective claire est problématique. Je poursuivrai mon action au Parlement pour obtenir des données objectives, des réponses concrètes et une réelle prise en compte des attentes des habitants et des commerçants.
